L’indien cherche le Bronx

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L’INDIEN CHERCHE LE BRONX
d’Israël Horovitz

Traduction : Denise Péron
Mise en scène : Judicaël Vattier
Avec : Josef Mlekuz, Constantin Vidal et Mathieu Aglossi
Décors : Stéphane Quevallier
Réglage cascades : Romaric Runembert

Graphisme : Eugénie Chauvier
Régisseur général : Thomas Quenneville

Drame – A partir de 12 ans – Durée : 1h15

 

Un homme dans un abribus. Il attend. On ne sait rien : ce qu’il attend, qui il est, d’où il vient. Notre seul indice est son apparente simplicité. Une chose est certaine : il n’est pas d’ici, car ici, c’est le Bronx. Puis, deux jeunes hommes, eux bien issus du Bronx, viennent alors traîner près de l’abribus. Bien entendu la question est : que va-t-il se passer ? Israël Horovitz a eu l’idée d’écrire « L’indien cherche le Bronx » après un évènement bien particulier. En effet, l’auteur a été témoin lorsqu’il était étudiant à Londres d’un violent échange entre de jeunes anglais et un indien. Face aux insultes racistes et aux moqueries, l’indien continuait de sourire. En s’approchant, Israël Horovitz s’est aperçu que l’indien ne parlait pas un mot d’anglais.
Que se passe t-il lorsque deux cultures, deux modes de communication, deux histoires différentes se rencontrent au milieu de nulle part ?
Un moment suspendu, un fait d’une banale anormalité qui nous ramène tout bêtement à ce que nous avons tendance à oublier tant nous avons appris à accepter : l’Indien pourrait très bien être n’importe lequel d’entre nous.
« L’histoire qui est écrite ne peut être changée. Mais aujourd’hui ce sont les jeunes qui écrivent le futur… » Israël Horovitz
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Sous la direction de Judicaël Vattier, L’Indien cherche le Bronx voit à nouveau le jour.
Josef Mlekuz 16 ans, Constantin Vidal 16 ans et Mathieu Aglossi, interprètent ce chef-d’oeuvre d’Israël Horovitz et accomplissent pour l’occasion une véritable performance.
Plus que jamais immergés dans une époque où les notions de racisme et de non-communication sont présentes dans l’inconscient collectif, L’indien cherche le Bronx bouscule et met à mal notre tranquillité.
Une mise en scène épurée, des effets très réels et percutants permettront au spectateur d’accompagner les acteurs dans leur jeu et d’être pris en main dans leur réflexion.

 

L’AUTEUR, ISRAEL HOROVITZ

HOROVITZ Israel

Né à Wakefield, une petite ville du Massachusetts en 1939, Israël Horovitz est le dramaturge américain vivant le plus joué en France. Il n’a que 17 ans lorsque sa première pièce est jouée à Boston, et il est aujourd’hui l’auteur de plus de cinquante pièces de théâtre traduites dans une vingtaine de langues et jouées sur toutes les scènes du monde.
Ses pièces ont été interprétées par les plus grands : Al Pacino, Richard Dreyfuss, Jill Clayburgh, Diane Keaton, Gérard Depardieu et Jane Birkin, dans le Premier, Sucre d’orge, Clair-Obscur, L’Indien cherche le Bronx ou encore le Baiser de la veuve.
Sa dernière oeuvre en date, My old Lady, a été adaptée en français sous le titre Très chère Mathilde et jouée en février 2009 au théâtre Marigny avec Line Renaud dans le rôle titre.
Israël Horovitz est également l’auteur de nombreux scénarios pour le cinéma, notamment « Des fraises et du sang » qui a reçu le prix du jury du festival de Cannes, mais aussi co-auteur avec « Sunshine » de Istvan Szabo. Il a aussi adapté « Un homme amoureux » de Diane Kurys, avec Greta Scacchi, Claudia Cardinale, Peter Coyote et Jamie Lee Curtis.
Inspiré par Beckett, Ionesco et le théâtre réaliste américain des années 50 (Edward Albee, Arthur Miller), Israël Horovitz a écrit sur la Shoah, le 11 septembre, et sur tout ce qui fait l’actualité et son quotidien.
Le dramaturge est aussi le directeur artistique du « New York Playwrights Lab » qu’il a fondé, ainsi que de la « Gloucester Stage Company » pour laquelle il a reçu le prestigieux prix Elliot Norton.
Parmi les nombreuses distinctions que l’auteur a obtenues, on peut citer : deux Obie Awards, un Emmy Award, le prix de Los Angeles Critics et les insignes de Commandeur de l’Ordre des Arts et Lettres, plus haute distinction décernée par l’Etat français à un artiste étranger, qu’il a reçu en octobre 2011.
A l’occasion des 70 ans d’Israël Horovitz, le Barefoot Théâtre a organisé, à New York et dans le monde, un évènement intitulé « 70/70 HOROVITZ PROJECT » : 70 pièces ont été lues ou jouées du 31 mars 2009 au 31 mars 2010. De nombreuses pièces d’Israël Horovitz ont ainsi été produites en  France en association avec cet évènement.
L’auteur est représenté par l’Agence MCR, Marie Cécile Renaud, www.paris-mcr.com.
 
 
NOTE D’INTENTION
Judicaël Vattier, metteur en scène
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« J’ai découvert « L’indien cherche le Bronx » en cours de théâtre, lorsque mon professeur m’a demandé de travailler un court extrait de cette pièce. Je tombe alors très vite sous le charme de cette œuvre, car ayant grandi dans une ville avec le même univers social que les deux jeunes protagonistes, je n’avais de ce fait, pas pu m’empêcher de m’identifier à eux.
Par la suite, je me suis intéressé aux autres pièces d’Israël Horovitz, en les lisant et en allant les voir. Plus je rentrais dans son univers, plus les textes faisaient échos à ma sensibilité.
Toutefois « L’indien cherche le Bronx » retenait mon attention. Les années ont passé et j’ai eu l’opportunité de donner, pendant deux ans, des cours particuliers à deux jeunes comédiens.
En travaillant avec ces garçons, si jeunes et pourtant si professionnels, l’idée d’étudier avec eux « L’indien cherche le Bronx » m’est alors apparue comme une évidence. Les comédiens correspondaient parfaitement aux personnages de Murph et Joey, tant par les traits de leur personnalité que par la grande complicité omniprésente entre eux.
Par la suite, je me souvins d’un ancien camarade des cours de théâtre dont les qualités multiples le conduiraient à incarner remarquablement bien l’indien, personnage capital de la pièce. Les ingrédients étaient réunis, le projet était né.
La plus grande fidélité vis-à-vis du texte, des intentions de l’auteur ainsi que des indications de mise en scène sont un axe directeur de ma réflexion. J’ai conscience que seul le réalisme, l’authenticité et la sincérité de la pièce auront un impact fort sur le spectateur. Je guiderai les comédiens dans une recherche du concret, une grande écoute, et un jeu très épuré. Je ne souhaite pas tomber dans certains clichés et m’aventurer à décrire la vie des jeunes de banlieues. Peu importe dans quelle ville se passe l’action, et peu importe la véritable nationalité de l’étranger, cette situation peut arriver, et nous sommes tous concernés. C’est pourquoi, mon plus vif souhait est que les spectateurs puissent à la fois être horrifiés par les actes de violence des deux jeunes hommes, et à d’autres moments, éprouver une réelle empathie pour eux. Que ce serait-il passé si ces deux jeunes n’étaient pas livrés à eux-mêmes ? Que ce serait-il produit si l’indien parlait la même langue et avait les mêmes codes ? Cette histoire et son sujet me touchent sincèrement, et je vais pouvoir enfin en parler ».